Ainsi parla Tony
Daphnila Bay, le 29 mai 2008-06-01

A Odysseus Andrè,
Dis-moi, Muse, comment louer ce demi-dieu subtil qui nous mena en ce périple après que le radeau du ciel aborde la piste où Nausikaa, sublime fille d’Alkinoos nous ouvrit ses bras blancs.
Dans son cœur, Odysseus Andrè fut inspiré de ses compagnons les souhaits. Fais chanter, Muse, le luth et la kythare sonores à la mesure de leur estime car Odysseus Andrè lut du ciel les auspices et les cartes au 50 millièmes où sont les sentiers des mortels tracés.
A suivre son pas déterminé autant que la boussole de son nez, il n’eurent même pas à choisir entre Charybde et Scylla, monstres ou écueils, à affronter Minôtauros aux chemins embrouillés ni à aveugler Kyklopès en son antre terré. Rend grâce à la fille d’Akarion, la sage Pénélopéa Marysè qui suivit le demi-dieu, abandonnant à Jettè ses insensés prétendants, sa tapisserie et son canari.
Sur la nef Agio Antonio fendant les flots poissonneux, un fils d’Apollon fit tracer ses flèches aux cœur des nymphes en bottines qui l’oignaient des huiles parfumées.
Tous allongèrent des pas kilométriques à la suite d’Odysseus Andrè aux pieds légers, sur les monts fleuris, proches des nuées et jusqu’aux monastères où ils implorèrent Hélios d’atténuer ses dardants rayons. Délicieusement, ils purent apaiser leurs corps courbatus dans les flots daphniléens. Chaque crépuscule les vit aux tables chargées d’ambroisie, de mets choisis et de rouge nektar avant de s’allonger aux bras de Morphée en doux rêves, oublieux des travaux d’Hercule qui accablent le mortel Leterme et BHV.
Ainsi pensaient les heureux compagnons qui en si belle concorde avaient parcouru Kérkyra, et le roi Alkinoos ordonna qu’on fasse présents et ovation à Odysseus Andrè, que l’on boive à sa santé et que l’on danse jusqu’au retour d’Eôs aux doigts roses, déesse du point du jour.
Merci, tu n’as pas ménagé ta peine,
Tony